Henri Larcher dans son Pou du Ciel, Saint Etienne, 1936

 

Voici la photo que m'a gentiment envoyée M. Hervé Larcher (herve.larcher@wanadoo.fr), le petit-fils du pilote que l'on voit sur la photo. Notez les 2 sandows de rappel de l'aile avant accrochés au réducteur du moteur et à l'aile.

Et voici l'histoire de la courte vie de ce Pou du Ciel  :

    "C'était un club d'amis qui l'avait construit, mais la part de mon grand-père y était largement majoritaire, au minimum 80% d'après mon père. Il faut dire que mon grand-père était restaurateur de meubles et très bricoleur.
Ils se sont fait donner leur moteur Aubier et Dunne par Monsieur Henri Martin-Binachon sénateur maire, à l'époque, de la Haute Loire canton de pont Salomon.
Avant son premier vol mon grand-père avait prit 2 heures de leçons dans un aéroplane ( comme on disait !) mais en réalité il ne le pilotait pas vraiment, il le guidait seulement avec les gaz : ouvert pour monter, fermé pour descendre, il faut dire aussi qu'il n'est jamais monté haut. Par contre certains de ses acolytes essayaient de le piloter et il y a eu plusieurs fois du bois de cassé. A chaque fois mon grand-père le réparait mais ça le mettait dans des colères noires :
    "Mais qu'ont ils besoin de le manipuler dans tout les sens, alors qu'il suffit de le laisser aller ?"
Jusqu'au jour ou l'un deux l'a cassé un peu plus et mon grand père en a eu marre:
    "Qu'ils se démerdent !"
Et comme personne ne s'y est mit, il a fini dans une décharge de St Etienne. C'est con ! ... Sa vie a été courte mais pas malheureuse, il faut que je précise qu'il a toujours ramené ses pilotes sans la moindre égratignure, et il a quand même permit à des gens de voler alors qu'ils ne l'auraient probablement jamais fait sinon.
En tout cas mon grand-père disait que c'était un sacré boulot à mener à bien, il faut dire que pour les temps libres à l'époque il n'y avait pas les 35 heures et 5 semaines de congés. Il a été aidé par Henri Mignet qui donnait pas mal de conseils aux constructeurs parait-il."